Certainement celui dont l'éclat n'a d'égal.
Sa beauté émerveille, sa beauté inonde
Son pur envoûtement est sans digne rival.
Quel est le plus doux des joyaux de ce bas-monde ?
Bien sûr c'est celui dont la pureté rayonne,
Pour souffler sa sagesse à des lieux à la ronde
Et sourire au simple peuple auquel elle s'adonne.
Ce trésor tiraillé par tant de convoitises
Regarde en niant tant de viles gaillardises
Et ne voit pas les nombreuses entreprises
Pour sur cette belle déesse avoir la main-mise.
Mais un jour elle ouvrira les yeux et verra
Le dévouement infini d'un simple ignorant,
Dont l'amour le détachera des prétendants,
Qui de toute son âme à jamais l'aimera.
Espérant une réaction de sa belle Muse,
Il attends, jamais son parfait amour ne s'use.
Et le jour divin où elle courbe enfin le dos,
Du fleuve du bonheur il entrevoit le radeau.